11/17/2010

Lullabies from around the world - no translation required

Monday, 15 November 2010 09:21
Translating lyrics is always difficult and songs for kids are no exception. Clever and very creative solution comes from Russian animators. Collection of lullabies are performed in their original languages, while different artists visualized them in a very stylish and kids friendly ways. Get comfy on your couch, grab a cup of warm cocoa and follow the link to your childhood. 

Russian lullaby - Vocal: Arina Fridlyanskaya (Арина Фридлянская) - Art director: Gleb Korjov (Глеб Коржов)

Berceuses du monde – traduction nécessaire ? - Lundi 15 novembre 2010  -  La traduction des paroles de chansons n’est pas facile et les berceuses pour enfants n’échappent pas à cette règle. Des dessinateurs russes ont cependant trouvé une solution intelligente et très créative. Des berceuses sont  chantées dans leur langue maternelle pendant que des artistes les imaginent et leur donnent vie dans un style enfantin. Installez-vous confortablement avec une tasse de chocolat chaud et suivez le lien vers votre enfance…

10/22/2010


 'Eureka moments are very, very rare' Steven Johnson

Where do good ideas come from? Usually as a result of collaboration, not genius
Oliver Burkeman – Guardian.co.uk – tuesday 19 october 2010

Let's start with the invention of air conditioning. This is only one of approximately a zillion topics addressed by the science writer Steven Johnson during the course of lunch at an Italian restaurant in downtown Manhattan; some of the others include Darwinian evolution, the creation of YouTube, the curiously perfect population density of the Park Slope neighbourhood of Brooklyn, the French Revolution, the London cholera epidemic of 1854, the first computer, The Wire, and why 9/11 wasn't prevented. But air conditioning provides a useful way to introduce Johnson's current overarching obsession – the mysterious question of where good ideas come from – because it encapsulates how we generally like to think about inventors and inventions. One night in 1902, an ambitious young American engineer named Willis Carrier was waiting for a train, watching fog roll in across the platform, when he had a sudden flash of insight: he could exploit the principle of fog to cool buildings. He patented the idea, protected it fiercely, put his new invention into production, and made a fortune. In 2007, the still-surviving Carrier Corporation generated sales worth $15bn. As eureka moments go, even Archimedes might have had to concede that Carrier's was impressive.
For Johnson, though, what's really interesting about that story is how unusual it is: although the eureka moment is such a cliche, big new ideas almost never get born like that. "It's weird," says Johnson,]…] , "but innovation is one of those cases where the defining image, all the rhetoric and all the assumptions about how it happens, turn out to be completely backward. It's very, very rare to find cases where somebody on their own, working alone, in a moment of sudden clarity has a great breakthrough that changes the world. And yet there seems to be this bizarre desire to tell the story that way."
Johnson's new book, Where Good Ideas Come From, ]…]should further entrench his position in today's army of commercially successful, male, fortysomething writers of sweeping, occasionally grandiose ideas books. Except that, if anything, it's even more audacious, since in principle he seeks to explain the origin of all their ideas, too. Oh, and the origin of life. And some other things.
At the core of his alternative history is the notion of the "adjacent possible", one of those ideas that seems, at first, like common sense, then gradually reveals itself as an entirely new way of looking at almost everything. Coined by the biologist Stuart Kauffman, it refers to the fact that at any given time – in science and technology, but perhaps also in culture and politics – only certain kinds of next steps are feasible. "The history of cultural progress," Johnson writes, "is, almost without exception, a story of one door leading to another door, exploring the palace one room at a time."
]…] What all this means, in practical terms, is that the best way to encourage (or to have) new ideas isn't to fetishise the "spark of genius", to retreat to a mountain cabin in order to "be creative", or to blabber interminably about "blue-sky". Rather, it's to expand the range of your possible next moves – the perimeter of your potential – by exposing yourself to as much serendipity, as much argument and conversation, as many rival and related ideas as possible; to borrow, to repurpose, to recombine. This is one way of explaining the creativity generated by cities, by Europe's 17th-century coffee-houses, and by the internet. Good ideas happen in networks; you could even say that "good ideas are networks". Or as Johnson also puts it: "Chance favours the connected mind."
·          Where Good Ideas Come From is published by Allen Lane, price £20. To order a copy for £16 with free UK p&p go to guardian.co.uk/bookshop or call 0330 333 6846.

«  Les instants Eureka sont très, très rares. »      Steven Johnson
D’où viennent les idées géniales ? Le plus souvent c’est le résultat d’une collaboration, pas d’un génie.
Oliver Burkeman – Guardian.co.uk – 19 octobre 2010

Commençons par l’invention de l’air conditionné. L’un des sujets légion que l’écrivain scientifique Steven Johnson aborde au cours d’un déjeuner dans un restaurant italien du centre de Manhattan ; parmi d’autres sujets comme les théories de l’évolution de Darwin, le création de YouTube, la densité de population presque parfaite du quartier ‘Park Slope’ de Brooklyn, la Révolution française, l’épidémie de choléra à Londres en 1854, le premier ordinateur, le Télégramme et la raison pour laquelle on n’a pas pu empêcher les événement du 11 septembre.  Mais l’air conditionné fournit un tremplin utile pour présenter l’obsession essentielle de Steven Johnson en ce moment –  la mystérieuse question de savoir d’où viennent les idées géniales – qui concerne ce que nous pensons des inventeurs et de leurs inventions. Une nuit de 1902, Willis Carrier, un jeune ingénieur américain ambitieux, attendait le train et en regardant le nuage de fumée s’enrouler sur le quai il eût soudain l’idée lumineuse de pouvoir exploiter le nuage de cette fumée pour refroidir des bâtiments. Il brevetait l’idée et la protégeait farouchement, assurait la production de sa nouvelle invention et fit fortune. En 2007, la compagnie Carrier Corporation toujours existante, a généré des profits à hauteur de 17 milliards de dollars. Concernant l’évolution des instants ‘eureka’, Archimède aurait pu admettre que celui de Carrier était très impressionnant.
Cependant pour Johnson, ce qui est vraiment intéressant dans cette histoire, c’est son originalité : bien que l’instant eureka  soit un tel cliché, les grandes idées nouvelles ne naissent jamais comme cela. « C’est bizarre » dit Johnson]…] « mais l’innovation est l’un de ces événements dont l’image préconçue, toute la rhétorique et les suppositions de réalisation s’avèrent être parfaitement contraires à la réalité. C’est très très rare de nos jours de trouver des exemples où quelqu’un, qui, travaillant seul ait eu dans un éclair soudain de lucidité une grande idée qui bouleverserait le monde. Et pourtant il y a toujours ce désir étrange de narrer l’histoire de cette même façon. »
Le nouveau livre de Johnson, L’origine des idées géniales, devrait consolider sa position parmi des ouvrages contenant occasionnellement de grandes idées émanant des nombreux écrivains, la quarantaine, hommes, commercialement brillants. Si ce n’est que son livre est encore plus audacieux puisqu’il cherche à expliquer l’origine de toutes les idées. Parmi elles, l’origine de la vie. Et quelques autres encore.
Au centre de cette recherche alternative, la notion de la ‘possibilité adjacente’, une idée qui ressemble de prime abord  à du sens commun, mais qui se révèle progressivement comme une nouvelle manière de regarder toutes les choses. Comme le dit Stuart Kauffman, cela correspond au fait que à un moment précis - pour les sciences et la technologie, mais peut-être aussi la culture et la politique – seules quelques étapes futures sont réalisables. « L’histoire du progrès culturel » écrit Johnson « est presque toujours, l’histoire d’une porte qui conduit vers une autre porte, en permettant d’explorer le palais pièce par pièce. »
]…] La signification de tout ceci, en termes concrets, est que la meilleure façon d’encourager (ou d’avoir) des idées géniales ne consiste pas à sacraliser ‘la lueur du génie’, à se retirer dans une cabane en montagne pour trouver la créativité, ou de bavarder indéfiniment sur le bleu du ciel. Il faut plutôt explorer le répertoire de ses futures actions possibles – l’évaluation de son potentiel – en étant réceptif autant au hasard qu’aux arguments et aux discussions,  autant aux idées contraires qu’aux idées propres aux siennes ; à emprunter, à mesurer de nouveau, à trouver de nouvelles associations. On peut ainsi expliquer la créativité surgie dans les villes, dans les cafés de l’Europe du XVIIème siècle, sur internet. Les idées géniales prennent forment au sein de réseaux ; on peut même dire que « les idées géniales sont des réseaux ». Ou comme le dit Johnson «  la chance sourit aux esprits connectés, unis, à l’écoute. »    
   

10/21/2010


Sun and Moon
Tue, 19 Oct 2010 23:00:00 -0500
On Oct. 7, 2010, NASA's Solar Dynamics Observatory, or SDO, observed its first lunar transit when the new moon passed directly between the spacecraft (in its geosynchronous orbit) and the sun. Image Credit: NASA

Lune et soleil
Mardi 19 octobre 2010

Le 7 octobre 2010, le Solar Dynamics Observatory SDO ( Observatoire des Mouvements Solaires) a observé le premier voyage lunaire lorsque la nouvelle lune passait directement entre le vaisseau spatial (sur son orbite géosynchrone) et le soleil. Image NASA.

10/05/2010

 Found in Translation

By MICHAEL CUNNINGHAM October 2, 2010. http://www.nytimes.com/2010/10/03/opinion/03cunningham.html
AS the author of “Las Horas,” “Die Stunden” and “De Uren” — ostensibly the Spanish, German and Dutch translations of my book “The Hours," but actually unique works in their own right — I’ve come to understand that all literature is a product of translation. That is, translation is not merely a job assigned to a translator expert in a foreign language, but a long, complex and even profound series of transformations that involve the writer and reader as well. “Translation” as a human act is, like so many human acts, a far more complicated proposition than it may initially seem to be.
Let’s take as an example one of the most famous lines in literature: “Call me Ishmael.” That, as I suspect you know, is the opening sentence of Herman Melville’s “Moby-Dick.” We still recognize that line, after more than 150 years. Still. “Call me Ishmael.” Three simple words. What’s the big deal? For one thing, they possess that most fundamental but elusive of all writerly qualities: authority. As writers we must, from our very opening sentence, speak with authority to our readers.
It’s a little like waltzing with a new partner for the first time. Anyone who is able to waltz, or fox-trot, or tango, or perform any sort of dance that requires physical contact with a responsive partner, knows that there is a first moment, on the dance floor, when you assess, automatically, whether the new partner in question can dance at all — and if he or she can in fact dance, how well. You know almost instantly whether you have a novice on your hands, and that if you do, you’ll have to do a fair amount of work just to keep things moving.
Authority is a rather mysterious quality, and it’s almost impossible to parse it for its components. The translator’s first task, then, is to re-render a certain forcefulness that can’t quite be described or explained. Although the words “Call me Ishmael” have force and confidence, force and confidence alone aren’t enough. “Idiot, read this” has force and confidence too, but is less likely to produce the desired effect. What else do Melville’s words possess that “Idiot, read this” lack?
They have music. Here’s where the job of translation gets more difficult. Language in fiction is made up of equal parts meaning and music. The sentences should have rhythm and cadence, they should engage and delight the inner ear. Ideally, a sentence read aloud, in a foreign language, should still sound like something, even if the listener has no idea what it is he or she is being told.
Let’s try to forget that the words “Call me Ishmael” mean anything, and think about how they sound….]…]









Quelques tonalités de la traduction par Michael CUNNINGHAM 2 octobre 2010 .
En tant qu’auteur du Roman ‘Les Heures’, ‘Las Horas’ et ‘De Uren’ – apparemment traductions française, espagnole et néerlandaise de mon livre ‘The Hours’, mais finalement travaux uniques en leur genre – j’ai finalement compris que la littérature est l’aboutissement d’une traduction. C’est à dire que la traduction n’est pas seulement le travail dédié à un traducteur expert dans une langue étrangère, mais correspond à de nombreuses gammes de transformations longues, complexes et profondes qui entraînent l’auteur autant que ses lecteurs. La ‘traduction’, comme beaucoup d’autre actions, est une proposition beaucoup plus alambiquée qu’il n’y paraît initialement.

Prenons cette citation célèbre de la littérature : « Call me Ishmael » (Appelle-moi Ishmaël). C’est, comme vous le savez, la première phrase du roman d’ Herman Melville « Mobby Dick .» 150 ans plus tard on reconnaît cette phrase qui pourtant se constitue de ces trois mots « Appelle-moi Ishmaël » Trois mots simples. Alors, pourquoi ? Pour une raison, ils possèdent le caractère épistolaire le plus fondamental et le plus insaisissable : le commandement. Les auteurs doivent dès la première phrase s’adresser aux lecteurs avec autorité.
Comme lorsqu’on valse pour la première fois avec un nouveau partenaire. Chaque danseur capable d’entamer une valse, un fox trot ou un tango ou toute autre danse qui exige un contact physique avec un partenaire réceptif, sait qu’il y a un premier instant sur la piste de danse où vous évaluez les qualités de mouvement dans la danse de votre partenaire. Vous savez immédiatement si votre partenaire est débutant et les efforts que vous devrez produire pour réussir de beaux mouvements.

L’autorité est un trait de caractère énigmatique dont les composants sont difficiles voir impossibles à cerner. Aussi la première tâche du traducteur est de rendre une force qu’on ne peut ni décrire, ni expliquer. Bien que les mots « Appelle-moi Ishmaël » montrent de la force et de l’assurance, seules cette force et cette assurance ne suffisent pas. « Lis ça, imbécile » montrent également de la force et de l’assurance, mais ne produira certainement pas l’effet désiré. Que possèdent les mots de Melville que « Lis ça, imbécile » ne possèdent pas ?

Ils possèdent la musique. Et c’est là que le travail du traducteur se complique. Le langage de la fiction est constitué à parts égales de signification et de musique. Les phrases doivent posséder du rythme et de la cadence. Elles doivent séduire et enchanter l’oreille du lecteur. Idéalement, une phrase prononcée oralement dans une langue étrangère, devrait vibrer vers quelque chose, même si celui qui écoute n’a aucune idée de ce qui se dit.

Essayons d’oublier la signification des mots « Appelle-moi Ishmaël » et écoutons leur résonance ]…] suite ici : http://www.nytimes.com/2010/10/03/opinion/03cunningham.html




9/15/2010

Snow, wind, stars, for some people ...are not enough...(Gypsy poem).
September 2010 - Romanes circus ; french authorities forbid work to gypsies workers Septembre 2010 - Cirque Romanes ; travailleurs tsiganes  interdits de travail par les autorités françaises. 



La neige, le vent, les étoiles, pour certains...ce n'est pas assez. Poème Gitan.





Shanghai - 14 to 21st june 2010 - Exposition Universelle – Pavillon France – Romanes circus was represented as cultural part of France - Cirque Romanès représentait un des aspects de la culture française.

9/14/2010

Beware of ‘educated’ Turks

Friday, September 3, 2010
The late Turkish thinker Celal Yalınız once complained of 'an ignorance that is possible only with education.' Unfortunately, that sums up much of what our 'education system' really does. This week, Turkey’s Education Personnel Labor Union, or Eğitim Bir-Sen, revealed a survey that mapped out the political attitudes in Turkish society. Bookishly titled, “Otherness in Turkey as a Common Identity,” the research focused on how people identified themselves in this society and how they looked at other identities. People were asked what they called themselves first. Fully 52 percent said that they were “Turkish first.” Another 33 percent were “Muslim first.” Those who opted for “Kurdish first” were a modest 5 percent, nicely equaling the votes of the successive pro-Kurdish political parties.
Atatürkists and Kurds The more interesting part of the survey was the political categories that people identified with. The most popular tags were “democrat” and “nationalist,” which were equally shared by 22 percent of the population. After that, 17 percent defined themselves as “Atatürkist” and 10 percent preferred to be called “Islamist.” Interestingly, the “Atatürkists” turned out to be the least supportive of the reforms to broaden Kurdish rights. ]…]
 But this was a surprising result (at least for the uninitiated foreigner) because the “Atatürkists” were also the more educated part of society. The survey underlined this paradoxical relation between “the level of education” and “the support for the democratic opening” for Kurdish rights: “As the level of education falls, the number of those who see the democratic opening as a positive step increases. Conversely, as the level of education rises, the number of those who see the democratic opening as positive declines.” As I said, this might be surprising to foreigners, particularly Westerners, who tend to presume that “education” and “liberal values” go hand in hand. That is indeed the case in Western countries, as the liberals often constitute the more educated part of society, while you find xenophobia and cultural monism in the less educated classes. So, one wonders, why Turkey is so exceptional?
The answer might be in the education system. In the West, education is designed mainly to raise critical and democratic-minded individuals. But Turkish education, from primary school to universities (yes, even the universities), is designed to raise generations “loyal to the principles and revolutions of Atatürk.”
Unfortunately, those “principles and revolutions” don’t include concepts such as individual freedom, cultural diversity, and, alas, even democracy. (In case you haven’t noticed, Atatürk has a zillion sayings about nationalism, secularism or “republicanism,” but hardly anything on democracy.)
That’s why a mind shaped by the Turkish education system, unless tainted by some other factor, will be a staunch nationalist, secularist, and “republicanist” — but hardly a liberal or democrat. ]…]

Prudence envers les Turcs ‘bien éduqués’.  Vendredi 3 septembre 2010 – Mustafa Akyol  http://thewhitepath.com/unveiling-turkey/beware-of-%E2%80%98educated%E2%80%99-turks/
Le philosophe turc Celal Yalınız se plaignait un jour de ‘ l’ignorance que l’on acquiert uniquement à travers l’éducation’. Malheureusement cette phrase résume bien l’action de notre ‘système éducatif’. Cette semaine, le Syndicat des Personnels Enseignants en Turquie, ou Eğitim Bir-Sen, a révélé les résultats d’une enquête sur le comportement des turcs face à la politique de leur pays. Titrée ‘ L’altérité en Turquie conforme à une Identité Commune’, les recherches se concentraient sur la manière dont les gens s’identifient dans cette société et leur regard sur les autres. Ils devaient d’abord s’identifier. 52% ont répondu qu’ils étaient ‘d’abord Turcs’, 33% qu’ils étaient ‘d’abord Musulmans’, ceux qui optaient pour ‘d’abord Kurdes’ n’étaient que 5%, égalant en effet les résultats des votes des partis pro-kurdes.
Atatürkistes et Kurdes. La part la plus intéressante du sondage concernait les catégories politiques auxquelles s’identifiaient les participants. Les réponses les plus fréquentes, ‘démocrates’ et ‘nationalistes’ se partageaient chacune 22% des sondés. Ensuite, 17% se définissaient comme ‘Atatürkistes’ et 10% préféraient être définis comme Islamiques. Etrangement, les ‘Atatürkistes’ étaient les moins enthousiastes à soutenir les réformes visant à élargir les droits des Kurdes.]…]  Ce résultat  était surprenant – au moins pour un étranger non-initié – car les Atatürkistes comptent parmi les plus éduqués de la société turque. Le sondage soulignait cette relation paradoxale entre le ‘niveau d’éducation’ et le ‘soutien à la tolérance démocratique’ concernant l’élargissement des droit des Kurdes. Plus le niveau d’éducation diminue plus le nombre de partisans de la tolérance démocratique augmente. Inversement plus le niveau d’éducation est élevé plus le nombre de partisans de la tolérance diminue. Comme je le disais, ce fait paraît surprenant pour les étrangers, particulièrement les occidentaux, qui ont tendance à supposer qu’ ‘’éducation’ et ‘valeurs libérales’ s’expriment conjointement. C’est effectivement le cas dans les pays occidentaux, où les ‘tolérants ‘ font partie des gens les mieux éduqués de la société, alors que la xénophobie et le monisme se trouve plus souvent dans les classes moins éduquées. On peut alors se demander en quoi la Turquie est si atypique.
La réponse se trouve peut-être dans le système d’éducation. En occident, l’éducation a pour but de transmettre la capacité à formuler des avis critiques et démocratiques. En Turquie, depuis l’école primaire jusqu’à l’université, l’éducation a le devoir d’inculquer aux jeunes générations ‘la loyauté aux principes de la révolution d’Atatürk’.
Malheureusement, ces ‘principes de révolution’  n’introduisent pas les concepts tels que la liberté individuelle, la diversité culturelle, et hélas, pas même celui de la démocratie (pour information, Atatürk a fait d’innombrables discours  sur le ‘nationalisme’, la ‘laïcité’ ou le ‘républicanisme’, mais presque rien sur la ‘démocratie’.).

8/31/2010

Latcho Drom - Taraf de Haidouks



The sculptures made out of Iraqi weapons

Zahim Jehad is doing his bit to get rid of weapons in Iraq. So why is he in trouble with the authorities?
Martin Chulov – Guardian – Sunday 29 August
On a blistering day last month, Zahim Jehad was fossicking around a scrap yard in Basra amid hundreds of live artillery shells. After photographing rusting rounds he took the pictures to Iraq's environment ministry, buoyed by hope he could once again start transforming the lethal relics into sculptures.
Six months ago, Jehad's Baghdad office had brimmed with such creations: fish made out of guns, sail boats fashioned from daggers and mortars, and insects crafted from broken-down weapons of war confiscated by US troops. ]…]The artwork was then auctioned to fund charities for the handicapped.
That was until the bureaucrats stepped in. "They complained against me in the court," Jehad says ruefully from his office, which is also the national headquarters of the Iraqi Mine Clearance Organisation. "They said I was destroying the weaponry of the old Iraqi army. But these were weapons that were taken by the American army from the terrorists, as well as other devices of execution, like knives and swords. " Officials took Jehad to court earlier this year; he was found not guilty of any crime and sent on his way. Ever since, he has been trying to get permission to resume his business.
The sculptures that remain jut starkly from whitewashed showcases like ghoulish transformer toys. Look hard enough and you can see Kalashnikov muzzles forming the flank of a giant fish. Spiders are a favourite, and easily put together by springs and parts of rockets, while the hulking Man of War seems to have a part from every small weapon imaginable. "We sold around 350 pieces," says Zahim. "And we will sell more again. The trouble is that Iraqis don't yet understand NGOs. But when I went to the authorities two weeks ago, I said I could not only deactivate these weapons, but make them into art. They were interested, but we haven't had a response from them – yet."

Des armes iraquiennes pour faire des sculptures

Zahim Jehad participe activement à la liquidation des armes en Irak. Dans ce cas pourquoi a-t-il des ennuis avec les autorités du pays ?

Martin Chulov – Guardian – 29 août 2010
Dans une chaleur caniculaire, Zahim Jehad  effectuait une fouille, dans  une cour remplie de ferraille à Basra,  parmi des centaines  de pièces d’artillerie. Après avoir photographié les environs corrodés, il se rendit au ministère de l’environnement iraquien dans l’espoir de transformer à nouveau les dangereuses reliques en sculptures.
Six mois auparavant ses créations envahissaient le bureau de Jehad à Bagdad : un poisson fait avec des armes, des voiliers façonnés grâce à des poignards et des mortiers, des insectes fabriqués avec des armes de guerre usées confisquées par l’ armée américaine. ]…] Ce travail artistique était destiné à financer des associations de bienfaisance pour les handicapés.
Jusqu’à ce que les bureaucrates s’en mêlent. « Ils ont formulé une plainte auprès du tribunal » dit Jehad d’un air contrit dans son bureau, qui est aussi le quartier général de l’Organisation de Déminage Iraquien (Iraqi Mine Clearance Organisation). « Ils ont dit que je détruisais les armes de l’armée iraquienne. Mais ces armes proviennent de l’armée américaine qui les a prises aux terroristes en même temps que d’autres équipements servant à tuer comme des couteaux et des épées. Les officiels ont porté les affaires de Jehad au tribunal il y a quelques temps cette année ; il a été innocenté de tout crime et renvoyé. Depuis, il tente d’obtenir un permis pour résoudre ses affaires. »
Les sculptures restantes tranchent singulièrement dans les expositions ‘huppées’ comme des jouets ‘transformer’ nuisibles. En regardant bien, on trouve des bouts de Kalashnikov formant le flanc d’un poisson géant. Les araignées sont les plus nombreuses, faciles à assembler grâce aux ressorts des lance-roquettes, alors que la carcasse de l’homme de guerre semble jouer un rôle amorcé par ces armes dérisoires. « Nous avons vendu 350 oeuvres, et nous continuerons à en vendre. Le problème, c’est que l’Iraq ne comprend rien aux ONGs. Quand je suis allé voir les autorités il y a deux semaines, je leur ai expliqué que je désactivais les armes et qu’en plus je les transformais en pièces artistiques. Ils étaient intéressés mais ne m’ont toujours pas donner de réponse positive – pas encore. » 

8/27/2010

“No doubt we take comfort in the dream that equality and fraternity will one day reign among men, without compromising their diversity.” 

Claude Lévi-Strauss, “Race and Culture”, 22 March 1971, UNESCO

"Sans doute nous berçons-nous du rêve que l'égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité."




8/24/2010




Uprooted Villagers Hold Fast During Ramadan
By Jerrold Kessel and Pierre Klochendler
http://ipsnews.net/news.asp?idnews=52524
JERUSALEM, Aug 18, 2010 (IPS) - On the eve of the start of Ramadan last week, Israeli police demolished the Bedouin village of al-Araqib in the Negev desert. It was the third time within two weeks that the village had been razed.

Unfazed, the Bedouin villagers immediately began rebuilding. "We have already put back up some 20 of our huts, and we're putting up more every day -- despite the fast," village leader Sheikh Sayyah Abu Drim told IPS when reached by telephone a week after the last police action.  "We have nowhere else to go," said the Sheikh. More than 40 families live in al-Araqib. 
At dawn last Tuesday, Israel Land Administration (ILA) officials, accompanied by a large police detail including over 100 border guards and mounted police, began their operation with the support of two bulldozers. 
The police removed water tanks and the remains of several dozen makeshift structures that had been erected since the previous demolition only last week. Dozens of families including infants and elderly people were forcibly removed. 
In a non-violent protest, a score of Israeli Jewish activists who had slept in the village in solidarity tried unsuccessfully to stay the police action. 
]…]

Al-Araqib sits between the Israeli desert town Beersheba and the state-built Bedouin town Rahat. The al-Turi family says its members have lived on the site since the 19th century and that since then they have worked the land and paid taxes, that both Turkish and British documents testify. There is an old cemetery on the site. 
"Tearing down an entire village and leaving its inhabitants homeless without exhausting all other options for settling longstanding land claims is outrageous," Joe Stork, deputy Middle East director of Human Rights Watch said in a statement. 

]…]An estimated 90,000 Bedouin citizens of Israel, indigenous inhabitants of the desert region of the southern part of the country, live in "unrecognised" villages like al-Araqib. These villages do not appear on official maps though some existed before Israel was established in 1948. ]…]


Jeûne de Ramadan pour villageois déracinés.

Jerrold Kessel et Pierre Klochendler


Jérusalem 18 août 2010 (IPS) Le premier soir du Ramadan la semaine dernière, la police israélienne a détruit le village bédouin d’al-Araqib dans le désert du Negev. C’était la troisième fois en deux semaines que le village avait été rasé.

Imperturbables, les villageois ont immédiatement remonté leur village. « On a déjà remonté vingt de nos abris et on en rajoute chaque jour un peu – malgré le jeûne, » dit Sheikh Sayyah Abu Drim, le chef de village à IPS quand nous l’avons contacté au téléphone, une semaine après l’intervention de la police. « Nous n’avons nulle part ailleurs où aller » dit le Sheik, plus de quarante familles vivent à al-Araqib. Mardi dernier à l’aube, les employés de la Israel Land Administration (ILA) accompagnés d’un large éventail de forces de police, dont 100 gardes des côtes et de la police des montagnes, ont débuté leur opération à l’aide de deux bulldozers.]…]
La police a emporté deux réservoirs d’eau et les ruines de constructions improvisées érigées depuis la démolition de la semaine précédente. Des dizaines de familles, enfants et anciens, ont été déplacé de force. Une vingtaine d’activistes juifs israéliens qui avaient dormi la veille dans le village ont vainement tenté de retenir l’action de la police dans un mouvement de protestation non-violente.
Al-Araqib se situe entre la ville Beersheba dans le désert israélien et la ville bédouine en construction Rahat. La famille al-Turi dit que ses membres ont vécu sur le site depuis le 19ème siècle, qu’ils ont travaillé la terre et payé leur impôts dont deux documents, turcs et anglais, témoignent. Un ancien cimetière se trouve sur le site.
Environ 90 000 bédouins, citoyens d’Israël premier habitants de cette région du désert au sud du pays, vivent dans des villages ‘non-reconnus’ comme al-Araqib. Ces villages n’apparaissent pas sur les cartes officielles même si quelques uns d’entre eux existaient avant la reconnaissance de l’Etat d’Israël en 1948.]…]