10/07/2011


Facebook is fine with hate speech, as long as it's directed at women

It doesn't matter how hard I study Facebook's terms and conditions, I still can't find the bit where it says: "Like Humpty Dumpty, Facebook is at complete liberty to interpret the words used in this document in any way it sees fit." And yet that's obviously what Facebook executives have been doing: making words mean what they want them to mean, or else they'd have removed the pages that promote rape and other forms of violence against women months ago. The specific clause in Facebook's statement of rights and responsibilities that's supposed to protect groups against violence and hate speech instructs the user: "You will not post content that: is hateful, threatening, or pornographic; incites violence; or contains nudity or graphic or gratuitous violence." However, Facebook has now defended the numerous pages that clearly violate these terms by claiming: "Groups that express an opinion on a state, institution, or set of beliefs – even if that opinion is outrageous or offensive to some – do not by themselves violate our policies." ]…]It was back in August that feminists first began to notice the proliferation of pro-rape pages on the popular social networking site. Two months later over 176,000 people have signed a US-based petition calling on Facebook to take them down, and nearly 4,000 people have signed a UK-based petition calling for the same. The Facebook pages, such as the one cited above and others that include "You know she's playing hard to get when your [sic] chasing her down an alleyway" still remain.
Facebook's initial response to the public outcry was to suggest that promoting violence against women was equivalent to telling a rude joke down the pub: "It is very important to point out that what one person finds offensive another can find entertaining" went the bizarre rape apologia. "Just as telling a rude joke won't get you thrown out of your local pub, it won't get you thrown off Facebook."
And in some ways they're right: telling a rude joke probably wouldn't get you thrown out of your local pub. I'd suggest, however, that propping up your local bar while inciting others to rape your mate's girlfriend "to see if she can put up a fight" would not only get you thrown out, it would in all likelihood get you arrested as well. Still, at least you could log on once you got home and post your offensive comments on Facebook instead, safe in the knowledge that they wouldn't do anything about it.
Photo Lizzie Sadin

Facebook plus indulgent avec la propagande haineuse lorsqu’elle concerne les femmes. Cath Elliot guardian.co.uk 4 octobre 2011.
Peu importe le contenu des ‘ modalités et conditions d’utilisation’ de Facebook que je consulterai, je ne trouve toujours pas la clause : « Facebook  dispose d’une liberté totale lorsqu’il s’agit d’interpréter les termes de ce document comme il lui plaira. » C’est pourtant ce qu’ont pratiqué les cadres de Facebook : donner aux mots le sens qu’ils avaient envie de leur donner, sinon ils auraient sans aucun doute enlever les pages faisant l’apologie du viol et de la violence faite aux femmes. La déclaration particulière des droits et responsabilités de Facebook censée protéger contre la violence et les discours haineux guide ainsi l’utilisateur : « Vous ne posterez aucun contenu haineux, menaçant ou pornographique, qui incite à la violence ou diverses contenus tels la nudité ou la violence graphique ou gratuite.» Cependant Facebook a défendu les nombreuses pages qui violent ces règlements de manière évidentes en affirmant : « Les groupes qui expriment leur opinion à propos d’un Etat, d’une institution ou de croyances – même si cette opinion est scandaleuse ou choquante pour certains, ne sont pas en infraction de nos règlements.» C’est en août dernier que les féministes ont remarqué la multiplication de pages prônant le viol sur le site de ce réseau social populaire. Deux mois plus tard 176 000 personnes ont signé une pétition américaine demandant à Facebook de faire fermer ces pages et près de 4 000 personnes ont signé la même pétition au Royaume-Uni. Les pages en cause auxquelles se sont ajoutées d’autres identiques quant au message prônant le viol sont toujours en place sur le réseau. La réponse de Facebook au public requérant suggérait que la violence faite aux femmes est de même ordre qu’une mauvaise blague de comptoir : « C’est important de souligner que  ce qu’une personne considère comme choquant peut être un divertissement pour une autre. » « Faire une mauvaise blague de comptoir ne vous jettera pas hors du pub, de la même manière on ne vous jettera pas de Facebook. »
Et ils ont raison dans un sens, faire une mauvaise blague de comptoir ne vous jettera jamais hors du pub. Cependant arriver dans un bar et inciter au viol de la petite amie de votre copain pour voir si elle est capable de se battre ne vous jettera certainement pas hors du bar, mais selon toute vraisemblance vous serez arrêté. Et pourtant, une fois rentré chez vous, vous pourrez au moins vous connecter et, au lieu de cela, poster vos commentaires choquants sur Facebook, en toute sécurité sachant qu’on ne pourra rien vous faire. 

10/03/2011


Separation of church and state: Good for religion?

If any more evidence were required that a nation whose Constitution guarantees individual religious liberty does not need members of the clergy presiding over and pontificating at public events, it was provided at the 9/11 memorial ceremony by the numerous references to God and an afterlife from family members of those who died in the terrorist attack at the World Trade Center. Many talked about their belief that a spouse, a parent, a sister, or a brother was “watching over” them from heaven and that they would see their loved one again. Obviously, I don’t believe in family reunions in an afterlife but my own view is irrelevant. It is the absolute right of any American citizen to stand up and make a personal statement of faith on such an occasion as long as it is personal and does not presume to speak for other citizens or the nation as a whole. At the same time, is absolutely wrong to to impose group obeisance to religion, whether a particular faith or a general belief in God, by drafting a member of the clergy to provide a religious imprimatur for public ceremonies or the conduct of public business. It is wrong even though such homage to religion has become a common, extra-constitutional practice. It is wrong when the prayers are as bland and nondenominational as those now offered by Senate and House chaplains
The real question is why those who want to force their religion into every aspect of public life think that compulsion benefits either religion or government. ]…]The heaven in which Americans believe is a Christian long-term care facility. Judaism holds much hazier ideas about heaven, and a Jewish paradise  definitely doesn’t involve Jesus’s intervention at the Last Judgement and his sitting at the right hand of God the Father. Religion has done very well in the United States, largely because the Constitution’s deliberate omission of God and its prohibition against government favoritism of any faith have encouraged a pluralism that existed nowhere else in the world until well into the twentieth century. So why do the representatives of religious conservatism feel impelled to force a minority (albeit a growing one) of religious skeptics, on every possible occasion, to listen to official accolades to a God in whom they do not believe?

Full text here – Intégralité de l’article ici :

http://www.washingtonpost.com/blogs/spirited-atheist/post/separation-of-church-and-state-good-for-religion/2011/09/14/gIQAtHjOSK_blog.html  


Séparation de l’Eglise et de l’Etat : Implications Susan Jacoby

Il n’existe aucune preuve aussi flagrante de la nécessité qu’ a une Nation de garantir la liberté de culte pour tous sans avoir besoin de représentants cléricaux  qui président et officient au cours d’évènements publics, telles que celles remarquées  au cours de la commémoration du 11/09 avec les nombreuses références à Dieu et à son Au-Delà prononcées par les membres des familles des victimes de l’attaque terroriste du World Trade Center. Beaucoup ont évoqué leur foi en une veille spirituelle de la part d’une épouse, d’un parent, d’une sœur ou d’un frère qu’ils pourront aimer à nouveau. Personnellement, je ne crois pas aux réunions de famille dans une autre vie mais ma conception est ici inadéquate. C’est bien le droit de tout américain de réagir et d’exprimer sa foi au cours d’une telle occasion tant que cette expression reste personnelle sans s’imposer au nom d’une Nation toute entière. Mais contraindre  l’appartenance à une religion est inacceptable qu’il s’agisse de foi personnelle ou bien d’une croyance commune en Dieu, par le biais de membres de l’Eglise conférant des préceptes religieux au cours de cérémonies publiques. Inacceptable même si un tel hommage religieux est devenu  une habitude extraconstitutionnelle. Inacceptable lorsque les prières deviennent fades, mornes et non confessionnelles telles que celles prononcées par les aumôniers du Sénat.

]…] La question se pose de savoir pourquoi ceux qui souhaitent imposer la religion dans les aspects publics de la vie pensent aussi que la contrainte est bénéfique à la religion ou au gouvernement. Le Paradis auquel les américains croient ressemble à un établissement de soins de longue durée. La conception judaïque du paradis est plus floue et l’Au-Delà juif ne suppose pas l’intervention de Jésus au Jugement Dernier ni sa présence à la droite de Dieu le Père. Les diverses conceptions religieuses cohabitent plutôt bien aux Etats-Unis grâce à cette interdiction de favoritisme envers une religion particulière, elles donnent l'avantage à un pluralisme absent du reste du monde jusqu’au vingtième siècle. Alors pourquoi les représentants du conservatisme religieux ressentent aussi souvent le besoin de contraindre une minorité (bien que grandissante)  de sceptiques concernant la religion d’écouter des discours qualifiés officiels à propos d’un Dieu auquel ils ne croient pas ? 


10/01/2011

1st European Roma Pride Parade to Be Held October 1

1st European Roma Pride Parade to Be Held October 1
31/08/2011 – The first Roma pride parade in history will take place simultaneously in many European cities on October 1 2011, the Bulgarian Helsinki Committee has announced, citing a declaration sent to it by other NGOs.
“A year after France declared its anti-Roma policy, days, months and years after the unbearable racist violence against the Roma people across Europe October 1 will be “The European Roma Stonewall! On this day, we, the leaders of the Roma and the anti-racist civil society in Europe, will carry out our duty and shout “Enough!” and “Stop!” with bravery and determination,” the declaration says, as cited by the BGNES news agency. 

Première manifestation pour la Fierté Rom ce 1er octobre 2011-10-01
31/08/2011 – La première manifestation pour la Fierté Rom de l’histoire aura lieu simultanément dans plusieurs villes européennes ce 1er Octobre 2011, a annoncé le comité Bulgarian Helsinki, suivant une déclaration envoyée par diverses ONGs.
«  Un an après que la France ait ouvertement déclaré sa position anti-Roms, des jours, des mois, des années de violence raciste insupportable faite à la population Rom dans toute l’Europe, le 1er Octobre deviendra « Le Mur de Pierre Européen Rom » ! Ce jour, nous,  dirigeants des Roms et d’associations anti-racistes en Europe, honorerons nos obligations et crierons « Assez » et « Arrêtez » avec courage et détermination, déclaration recueillie par l’agence BGNES news.


9/21/2011


Can first nations traditional knowledge supply what science cannot ?
September 2011 – Vancouver Sun.

VANCOUVER – Every marine biologist and fisheries analyst I have ever spoken to has told me the same thing about predicting the abundance of our important food fish. It’s virtually impossible. The ocean is a huge black box influenced by unknowable variables, predators and shifting temperatures and food supplies. Scientists know two things: roughly how many young salmon enter the ocean and how many come back after four years. The latter is always a surprise. That’s what the Cohen commission is about at its core. Herring is an even more opaque fishery, a much less studied fish. The mismanagement of the B.C. herring fishery is a classic story of greed and incompetence.
First Nations people have been harvesting herring and herring roe for millennia. The archeological record is clear: herring is not only a foundational food fish for salmon and whale populations, but for indigenous people, too. First Nations people have long complained that intensive commercial fishing for herring and its roe had wiped out local resident herring populations. They were consistently ignored and marginalized. Herring that used to spawn by the millions along the beaches of Sliammon haven’t returned for more than 25 years. The native place names and villages are all herring related – Teeshoshum means “waters white with herring spawn” – are a nagging reminder of what once was and what may never be again.
You’ll hear the same story told up and down the coast. By its own admission, Fisheries and Oceans Canada (DFO) allowed the herring fishery to be exploited to the brink of total collapse in the mid-1960s.]…] Material excavated from First Nations traditional territories shows consistent local abundance stretching over thousands of years and nothing of the kind of devastating collapses that have characterized the past 80 years.
What the elders said would happen, has happened. This week First Nations delegates, scientists and DFO official are hunkered down in a meeting room at Simon Fraser University trying to come to a consensus about what has happened and to find a way forward.
You’ll have to excuse the elders if they are having trouble being polite about it.
Les connaissances traditionnelles des Nations premières peuvent-elles fournir une réponse aux lacunes de la science ? Septembre 2011 – Vancouver Sun.
VANCOUVER - Chaque expert en biologie marine et pêche maritime avec qui j’ai parlé m’a répondu la même chose à la question concernant les prédictions possibles de l’évolution de la richesse de nos disponibilités alimentaires de poisson. Cette prédiction est virtuellement impossible. L’océan est comme une énorme boite noire influencée par des variables difficiles à cerner, les prédateurs, les écarts de température et la quantité disponible pour la pêche maritime. Les scientifiques sont sûrs de deux choses : le nombre de jeunes saumons qui se faufilent vers l’océan et leur nombre lorsqu’ils reviennent quatre ans plus tard. Ce dernier étant toujours très surprenant. Ce problème  est au centre des réflexions de la Commission Cohen. Les résultats pour le hareng sont même beaucoup plus opaques puisque beaucoup moins d’études sont effectuées. La mauvaise gestion de la pêche du hareng en Colombie Britannique est un exemple parfait de cupidité et d’incompétence.                                                                                                      Les populations des Premières nations ont pêché le hareng et les œufs de hareng pendant des milliers d’années. Les résultats des études archéologiques sont précis : outre le fait d’avoir été une source alimentaire essentielle pour les habitants des Premières nations, le hareng l’est tout autant pour les saumons et certaines baleines. Les autochtones se sont longtemps plaints de la disparition des populations de harengs à cause de cette pêche du hareng et de ses œufs, pêche intensive et à but commercial. Ces plaintes restèrent lettres mortes. Les harengs qui habituellement frayaient par milliers le long des plages de Sliammon ne sont plus revenus depuis vingt cinq ans. Les noms des villages et endroits des gens Sliammon tous liés au hareng – Teeshoshum signifie « les eaux blanches frayées par les harengs » - nous rappellent la présence de ce qui était et de ce qui ne sera plus.
C’est la même histoire du nord au sud de la côte. De son propre aveu, la DFO (Pêches et Océans Canadiens) permettait la pêche du hareng jusqu’à sa totale disparition dans les années 1960. ]…] Les résultats des fouilles archéologiques sur le territoire des Premières nations montrent une abondance locale importante qui s’étend sur des milliers d’années sans aucun trace d’effets dévastateurs tels ceux de ces quatre-vingt dernières années. ]…]
Les prédictions des anciens se sont réalisées. Cette semaine les délégations des Premières nations, des scientifiques et des officiels de la DFO se réunissent dans une salle des bâtiments de l’Université Simon Fraser afin de trouver un consensus sur des solutions futures.
Pardonnez aux anciens s'ils font preuve d’indélicatesse sur le sujet.  

9/14/2011


VENUS GANGSTA 2- How BooBoo becomes Cindy - A Transformation To Mommy – Seventeen years later, BooBoo is in full mommy mode with five children ranging in ages from 18 months to 14 years. At their modest three-bedroom home in L.A.'s Glassell Park neighborhood, she cradles her twins: preemies, born with lung and heart problems. BooBoo coos, and tenderly places an oxygen mask over Peter's mouth to help him breathe. "It's the mother-bear feeling," she says. "You gotta look out for your cubs. These are my little baby bears, my cubs." BooBoo now goes by her real name, Cindy Martinez. Since we last met, she had all her gang tattoos lasered off her face and arms. She says she mostly just talks to her old friends through Facebook. "Some homies are almost in their 40s, and they're medical assistants, secretaries, nurses," she says. "Some are in prison, some are dead. Some have kids, a whole lotta kids." Martinez's relationships have been complicated: She married her old boyfriend, Dreamer, after he was released from his eight-year prison sentence. By then, she already had her first two daughters with another Playboy, who was later incarcerated. She says after Dreamer became a heroin addict and was deported to Mexico, she had her younger daughter and the baby boys with a different father.
At 36, Martinez would like to go back to school and get a good job. But getting in the way are her three criminal cases: selling marijuana, assault and battery, and petty theft. "My life was set to be a gangster, a hoodlum," she says. "If you told me back then, 'You're gonna have five kids,' I woulda slapped you upside of your head. Yeah, right. Me, have kids? Hell, no. But I would never trade 'em for nothing. ... As much as they get on my last nerve." She says having her daughter Gabriela saved her: "Just knowing that was my baby and needed me, didn't have nobody but me." 'Be Caring Instead Of Hateful' Martinez says leaving the gang lifestyle was like kicking heroin. But these experiences changed her: the moment someone cocked a gun to her temple while she was holding Gabby; the day gang members brutally gunned down her little brother Freddie; the time baby Peter once stopped breathing. "All that, 'I'm a tough gangster, I'm this bad bitch,' went out the window," she says. "Since I've had my kids, I've grown to appreciate the sensitive part of life."
Please forgive the terrible layout, Gangsta Venus 1 is set under my support of the french rugby team. Full text, audio file and pictures here : http://www.npr.org/2011/09/06/140111199/ex-l-a-gang-member-trades-streets-for-family-life   Mille excuses pour la terrible mise en page, Gangsta Venus 1 se trouve sous mes encouragements pour l’équipe de France de rugby.  Intégralité du texte, fichier audio et photos en suivant le lien ci-dessus.
GANGSTA VENUS 2 – BooBoo devient Cindy, l’évolution pour être mère.  Dix sept ans plus tard, BooBoo est une mère à part entière qui élève ses cinq enfants de 18 mois à 14 ans. Dans leur modeste trois pièces du quartier Glassell Park de Los Angeles, elle berce les jumeaux nés avant terme avec des problèmes de poumons et de cœur. BooBoo murmure en mettant le masque à oxygène sur la bouche de Peter pour l’aider à respirer. « C’ est l’instinct maternel » dit-elle, « tu dois t’occuper de tes petits, ce sont mes petits bébés ours, mes bébés à moi. » BooBoo utilise maintenant son nom réel, Cindy Martinez, depuis notre dernière rencontre, elle a fait disparaître ses tatouages de gang sur le visage et sur les bras grâce au laser. Elle dit qu’elle parle à ses anciens amis seulement via Facebook. « Certains de mes potes ont 40 ans, sont secrétaires médicales ou infirmières, d’autres sont en prison ou morts, d’autres encore ont des enfants, beaucoup d’enfants. ». Les relations amoureuses de Cindy étaient compliquées, elle s’est mariée avec son compagnon, Dreamer, lorsqu’il a fini de purger sa peine de huit ans de prison. A cette époque elle avait déjà deux filles d’un autre membre des Playboys, incarcéré plus tard. Dreamer est devenu accro à l’héroïne et a été déporté au Mexique. Elle a eu sa plus jeune fille et ses bébés jumeaux avec un autre père.
A 36 ans, Cindy aimerait retourner à l’école et obtenir un bon boulot. Trois affaires criminelles lui barrent la route : vente de cannabis, larcins et voies de fait, coups et blessures au cours d’agressions. « J’étais prédestinée à être une gangsta, un voyou. Si tu m’avais dit alors que j’aurai cinq enfants, je t’aurais envoyer un coup sur la tête, moi ?! cinq enfants ! jamais. Et pourtant je ne les échangerai pour rien au monde…tant qu’ils ne m’énervent pas trop ! » Elle nous dit que sa fille Gabriela lui a sauvé la vie. « Juste parce que je savais qu’elle avait besoin de moi et qu’elle n’avait que moi. » Etre attentive ou odieuse, Cindy nous raconte que quitter la vie de gangsta c’était comme décrocher de l’héroïne. Et ces expériences l’ont changé. Lorsque quelqu’un a posé un revolver armé sur sa tempe alors qu’elle portait sa fille Gabby ; quand les membres du gang ont abattu son petit frère Freddie ; ou quand son fils s’est arrêté de respirer. « Tout ça, cette gansta furieuse, cette chienne, s'est volatilisé. Depuis que j’ai mes enfants, j’apprends à aimer la vie. »

9/07/2011

BooBoo on the right - à droite

VENUS GANGSTA - NPR - Ex-L.A. Gang Member Trades Streets For Family Life by MANDALIT DEL BARCO - September 6, 2011

Los Angeles is arguably the epicenter of street gangs stretching back for generations. NPR's Mandalit del Barco has been documenting the lives of gang members in the city for nearly two decades. For the series "The Hidden World of Girls," produced with the Kitchen Sisters, del Barco revisits one gang girl she profiled for an NPR documentary in 1995.
When I first met up with BooBoo, she was living with her homegirls Nena and Chunky in a seedy one bedroom apartment in Los Angeles. They took turns sleeping on a single mattress on the floor, when they weren't running the streets. BooBoo was a hard-core member of the legendary Playboys. In middle school, when she was initiated into the gang, her homies named her after the cartoon cub that tags along with Yogi Bear. "I wanted to belong to something," she said. "I was, what, 12 years old? And I see a bunch of girls hanging together. I figured, yeah, I want to kick back with them, so I said I'm a get into Playboys. I'll never be from another neighborhood, 'cause this is where my heart is." Back then, BooBoo was 19 years old. She sported more than 30 tattoos, including a little Playboy bunny below her right eye, and the signature body art of gang life: three dots signifying Mi Vida Loca, or my crazy life. "Yeah, I been stabbed, shot, busted," she said. "I been through the whole nine yards. And I'm still here." BooBoo's swagger was as coarse as the ponytail she was brushing during our interview. When she talked about getting revenge with rival gangs, she boasted, "for one of our homeboys that die, about 10 of their homeboys die." She'd already been shot twice, and had been in and out of juvenile probation camps for various crimes.
"Man, my whole life has been this: I'm free for a little bit, yeah, I might go to school a week or two, I get busted a month, two months, three months, come back out, go to school another week, get busted six months, seven months. That's it. That's my whole routine."
BooBoo said the conditions of her probation included looking for a job. But that was difficult, she explained, because employers were afraid of her tattoos and her attitude. "I'll admit I might look mean as f***," she admitted, "but if you're all right with me, I'm all right with you." I asked her what she imagined for her future. "I would just dream of a normal life, you know? To have your boyfriend, or your husband, your kids, your house, a job.”
Cindy Martinez, formerly BooBoo of the Playboys, teaches now her five kids not to make her mistakes.
http://www.npr.org/2011/09/06/140111199/ex-l-a-gang-member-trades-streets-for-family-life?sc=fb&cc=fp here the details - les détails ici.



GANGSTA VENUS – NPR – Une ancienne membre de gang échange sa vie dans les rues contre une vie de famille. Par Mandalit del Barco.
6 septembre 2011

Los Angeles est incontestablement l’épicentre des gangs de rues depuis des générations. Mandalit del barco s’est documentée sur la vie des membres des gangs de la ville depuis des dizaines d’années. Pour la série de documentaires ‘The Hidden World of Girls’ (Le Monde Caché des Filles) produite avec les Kitchen Sisters, del Barco est retournée voir une des filles d’un gang dont elle avait décrit la vie pour un documentaire NPR en 1995.


Quand j’ai rencontré BooBoo la première fois, elle vivait avec des copines d’enfance dans un sombre appartement d’une seule pièce à Los Angeles. Elles dormaient chacune leur tour sur un matelas au sol, quand elles n’étaient pas dans les rues. BooBoo était l’un des noyaux durs du célèbre gang Playboys. Elle s’initiait aux coutumes du gang pendant ses années de collège, ses potes lui donnèrent son nom  d’après une bande dessinée. « Je voulais appartenir à quelque chose » disait-elle, j’avais environ douze ans ? Et je voyais un groupe de filles sortir ensemble. Je me suis, ouais, j’ai envie de traîner avec elles, alors j’ai dit je serai membre des Playboys. Je ne serai jamais d’un autre quartier, c’est ici que se trouve mon cœur. » A 19 ans, BooBoo portait une trentaine de tatouages dont un petit lapin symbole connu de ‘Playboy’ sous son œil droit et la signature de sons gang, trois petits points signifiant Mi Vida Loca, Ma Folle Vie. « Ouais, j’ai été poignardée, on m’a tiré dessus et j’ai été arrêtée » dit-elle «  De tout ce qu’on ne doit pas faire , j’ai tout fait. Et je suis encore vivante. L’esbroufe que BooBoo montrait ressemblait à sa queue de cheval qu’elle coiffait pendant notre interview. Lorsqu’elle parlait de revanche sur des gangs rivaux, elle crânait, « pour un des nôtres qui est mort, dix des leurs ont subi le même sort. » On lui a déjà tiré dessus deux fois et elle est allée dans des camps pour mineurs de type militaire pour différents délits.

« Tu sais, toute ma vie est comme ça : je suis libre pendant un certain temps, je peux aller au collège pendant une ou deux semaines, me faire arrêter un mois, deux mois, trois mois, revenir, retourner au collège une semaine et me refaire arrêter et enfermer pour six ou neuf mois. C’est ça. C’est ma routine. »

BooBoo nous dit que les conditions pour sa probation étaient de trouver un travail. La difficulté dit-elle était que les employeurs n’aimaient pas ses tatouages et son attitude. « J’admets que j’ai l’ai d’une sacrée chi*****, » admet-elle «  mais si tu es cool avec moi, je suis cool avec toi. » Je lui demandais ce qu’elle attendait du futur. « Je rêve d’une vie normale, avoir un petit ami, un mari, des enfants, une maison et un travail. »

Cindy Martinez, anciennement BooBoo membre des Playboys, apprend de nos jours à ses cinq enfants à ne pas faire les mêmes erreurs.

8/26/2011


Extracts. Karim ben Khelifa speaks about photography combined to story-telling with foresight like a craftsman passionated about his work.


“ In the world where we live, it is extremely important to know we are getting rich in what we do if we get rich in our minds. In all the story telling process you learn as you go on the field to confront the reality. For example when parts of your family can’t come to your place because they’ve got the wrong thing on their passport and you know you can travel the all world then you have the duty to do something.”
“ I travelled to Cashmere in 2009. The idea was to do a story on both sides of the conflict. It is really a tough situation there because there is a sens of impunity on the indian side and powerless feelings and the other one. My intention there was really to photograph portraits of both sides and make them interact through a number of questions and see what is going to happen – indian forces and cashmeeree youth, if those guys don’t talk, if they don’t even look at each other. ]…] A photograph might move you in what it says but it is always an openbook. It is not like I write blach and white ; photograph is more opened to where you come from and how you read what you see. I always try to frame it properly : with all the information I can gather in a sens that what I thought was right. I believe I really get close there but you never really get there. That’s what makes our work so fascinating ; you always try to reach something unreachable but yet you try.”
]…] “ Evolution is important. When you drop the cameras and you start moving around with your mobile, in the Arab world, you become like anyone else because every one is shooting with the phone. So if you know what you do it is fantastic because you are invisible. That as the first time ever in my life that I ended up being invisible shooting photos ; and that phtograph for ‘Le Monde’ was done with the phone. ]…] “ The symbol of this revolution is this youth that has no hope, no tomorrow and then today sees a little bit of a light and says : “Ok, we’ve got a little window there, let’s go ….even if we die !”.
]…] Some people are scared and always complain, I can’t do this or that, there is no money to do this or that, ok, fine, but……the world is changin, change with it !


Extraits. Karim ben Khelifa parle de la photographie et des messages qu’elle transmet avec la clairvoyance d’un artisan passionné par son travail.


«  Dans notre monde, c’est très important de s’enrichir grâce à ses actions une fois qu’on a enrichi son état d’esprit. Pour transmettre une histoire on apprend en étant confronté à la réalité. Par exemple, si des membres de ta famille n’ont pas les visas nécessaires pour venir te voir et tu sais que toi, tu peux voyager facilement dans le monde entier alors tu as le devoir de faire quelque chose. »
« Je suis allé au Cachemire en 2009. L’idée était de raconter les deux versions du conflit. Là bas la situation est très difficile car il y existe un sentiment d’impunité du côté indien et d’impuissance de l’autre côté.   Je voulais réellement photographier des portraits des deux côté et les faire inter agir en soulevant certaines questions pour voir ce qui se passerait – les forces indiennes et la jeunesse cachemiri , ils ne se parlent pas, ils ne se regardent même pas alors… ?! ]…] Une photo peut vous émouvoir dans ce qu’elle dit mais c’est toujours comme un livre ouvert. Ce n’est pas comme si j’écrivais des choses blanches et noires ; la photographie est plus réceptive à vos origines et à la restitution de ce que vous voyez. J’essaye toujours de polir le cadre de mon travail : en glanant le plus d’informations afin de transmettre ce que je crois être devant moi. Je pense m’en approcher et pourtant on n’atteint jamais vraiment le but. C’est ce qui rend notre travail aussi fascinant ; tu tentes sans arrêt d’atteindre quelque chose d’inaccessible et pourtant tu  essayes encore…etc. »
]…] « C’est important d’évoluer. Quand tu laisses les appareils photos et que tu te ballades avec ton portable, dans le monde arabe, tu deviens comme les autres parce qu’ici tout le monde prendre des photos avec le portable. Alors si tu sais ce que tu fais c’est fantastique car tu deviens invisible. C’est la première fois de ma vie que je prenais des photos en devenant invisible ; et cette photo pour ‘Le Monde’ a été réalisée avec le portable ]…] « Le symbole de cette révolution est que cette jeunesse sans espoir, sans lendemain a entrevu une petite lumière et elle s’est dit : ‘Ok, on a une petite fenêtre ouverte ici, allons y ….même si nous devons mourir ! ».
]…]Certains ont peur et se plaignent, je ne peux ni faire ceci ni cela, je n’ai pas d’argent pour ceci ou cela, d’accord. Mais si on suivait les mouvements du monde….. ! »


"The World is Changing, Change With It" Karim Ben on TakePart.com [HD]